MAISON

(Sur cette pages : quelques notes qui suivent mes lectures et mes expériences)

MACONNERIE - PUITS - POULAILLER AUTOMATIQUE- CHAUFFE EAU SOLAIRE - FENETRE - VELUX - CHAUFFAGE AU BOIS - Camera thermique

 

 

MACONNERIE

(je ne vais pas réécrire tout ce que l'on trouve déjà sur internet, j'essaie juste de compléter par mon expérience)

Enduit à la CHAUX :

Pourquoi ? --> Lire cette page : http://www.tiez-breiz.org/enduits.php

Chaux aérienne ? Chaux hydraulique naturelle ? --> http://www.renovationdurable.eu/Chaux-aerienne-Chaux-hydraulique.html

Pas mal de fiches techniques ici : http://www.patrimoine-facades.com/

Un document très intéressant sur le site du gouvernement : http://www.culture.gouv.fr/culture/sites-sdaps/sdap69/Fiches_conseil/enduits_impr.pdf ou ici

Pour réaliser l'enduit : http://www.maison.com/brico-travaux/revetements/realiser-enduit-chaux-4728/

(realiser_enduits.pdf)

Méfiez vous toujours de ce que l'on peut lire sur d'internet, il m'est arrivé de suivre des erreurs, voici donc ce que je conseille :

1er couche : Gobetis (couche d'accroche)

Préparer bien votre support. Sur du ciment (c'est un peu un non sens, car le ciment couperait la respiration de la chaux...) ou une surface non absorbante (bois, etc.), l'enduit à la chaux ne tiendra pas bien. Pas de vieilles peintures, de surfaces trop lisses (décapez et rayez à la meuleuse), etc. Bien humidifier la veille et une heure avant.

Proportions : 2 volumes de sable (grossier) + 1 volumes de NHL (chaux hydraulique) + eau (mélange bien liquide, comme une soupe)

On lance ce mélange grossièrement de bas en haut (essayez aussi de haut en bas, parfois ça marche mieux)

Attendre quelques jours que le gobetis sèche correctement avant de poser la couche de corps (sinon, vous aurez des fissures par la suite). Il faut éviter aussi d'avoir un gobetis contenant de profonds "cratères", car cela crée des fissures ; essayez d'aplanir votre gobetis (sans le lisser).

2ème couche : Corps

Proportions en volume : 9 sable (0/2) + 2 NHL (chaux hydro) + 3 CL (chaux aérienne) + 6 eau (à vous de voir : mélange trop mou = s'effondre , mélange trop dur = colle mal au support et fatigue les bras)

La chaux aérienne (CL) respire davantage que la chaux hydraulique (NHL), mais il est déconseillé de mettre uniquement de la chaux aérienne sur un mur qui a tendance à être humide (comme dans une cave) ; et cela risque de mettre beaucoup plus de temps à sécher.

Si cassure --> trop de chaux si s'effrite --> pas assez de chaux

3ème couche : Enduit de finition

Voici ce que j'ai utilisé pour un enduit de finition teinté dans la masse :

Proportions en volume : 10 sable (1 sac de 25Kg, en 0/0) + 4 CL
(chaux aérienne) + 2 litres avec la teinte + 3 L d'eau sans teinte
Dans l'eau teintée : quantité d'oxyde maxi = 5% , quantité d'ocre maxi = 20%

A partir du moment où vous mettez un peu de ciment dans l'une des 3 couches, vous réduisez fortement la respiration.
A savoir : la chaux attaque le métal, donc utilisez de préférence des outils en inox et éviter d'enduire des parties métalliques.
D'une manière générale on met moins de chaux sur la finition et plus sur le gobetis.


Aller plus loin : voir le très bon livre "Matériaux écologiques d'intérieur" aux éditions Terre Vivante.

 

Peinture à la CHAUX

L'intérêt des peintures à la chaux par rapport aux peintures classiques (acrylique, glycéro, etc.) est :

- la restiration : le mur n'est pas fermé et peut continuer à respirer. C'est donc l'idéal pour les problèmes d'humidité (cave) : le salpêtre passe à travers la peinture à la chaux sans la décoller.

- le très faible coût : un sac de chaux aérienne coûte dans les 11 euros /25Kg et il doit permettre de faire plus de 80 Litres de peinture à la chaux ! ---> ça fait dans les 0,13 euros du Litre.

- l'écologie : pas d'émanation chimique, ne pollue pas l'eau lors du nettoyage (les pinceaux sont très vite nettoyés), moins de transport et de pollutions dans des usines, etc.

Le séchage dépend beaucoup des conditions atmosphériques et de l'état du mur. En été, cela peut sécher en 10 minutes, en hivers en quelques jours (surtout si vous mettez trop de colle à tapisserie..., un peu mais pas trop).

Il faut absolument se protéger la peau (gants caoutchouc) et les yeux (lunettes masque). La chaux est corrosif (une mini goutte dans l'oeil et ça fait super mal : brûlure instantanée, ophtalmo, etc.).

Ma recette : 1 litre de chaux aérienne + 1 litre d'eau + 7g de colle à papier peint (+ 100g de pigment à préparer avec l'eau, la veille).

Il faut compter 2-3 couches minimum au large pinceau (attendre que la précédente soit bien séche). Faire un mélange assez liquide, une peinture trop épaisse craquera plus facilement.
Toujours bien mouiller le support la veille et 1h avant (d'ailleurs, si l'eau n'est pas absorbée par le support, le lait de chaux tiendra mal).
Si vous ne mettez pas de colle à papier peint, ça va se fendiller et faire un peu de poussière.
On peut garder le reste de mélange très longtemps, il faut juste le remuer à la prochaine utilisation et peut-être remettre de la colle à tapisserie dedans (car la colle se liquéfie).

Voir le livre "Peintures et enduits" de Bruno Gouttry aux éditions Terre Vivante.

La chaux, c'est plus écologique ? Pas beaucoup plus que le ciment en réalité... La chaux demande beaucoup d'énergie grise à sa fabrication : chauffée à 1200°C alors que le ciment est chauffé à 1400°C. Mais l'industrie y ajoute moins d'additifs. Son grand intérêt est vraiment sa respiration (sinon : elle est beaucoup moins solide que le ciment, sèche moins vite, se mélange mal, etc.).


RESULTATS de ces travaux (l'idée était surtout de passer de 1,8m à 2m de hauteur) :

AVANT
 
APRES
 
 
 







 

J'ai enlevé l'ancienne dalle et environ 45cm de terre partout (ce qui a donné env. 35 grosses remorques de voiture. Le tout au seau et à la pioche)


Le puits a demandé beaucoup de travail : fabrication d'une espèce de margelle en béton armé, réagrage fibré en rond, coupure du carrelage en rond, etc.

On avait pensé à mettre une grande vitre (trempée) de 75 cm de diamètre, mais vu le prix (plus de 300 €), je me suis contenté d'une petite vitre récupérée (d'un plateau à fromages, on peut marcher dessus). Un spot interne s'allume lorsqu'on passe au dessus et un essui glace manuel (par la vis en inox qui dépasse et qui sert de poignée pour sortir la grande plaque) permet de nettoyer la vitre en cas de condensation (surtout l'hiver, quand le puits est plus chaud que la pièce).

A gauche, on peut voir le hérison d'env. 10cm d'épaisseur (avec un drain le long des murs), puis le plastique sur lequel on coule la dalle (de 10-13cm).
Les régles de bois (fixées avec des plots de ciment --> ça n'a pas toujours tenu), servent à tirer / lisser la dalle.


  Pour couler la dalle, le camion toupie - de la rue - verse le béton fibré dans des tubes d'évacuation de fumée de cheminée suspendus au plafond. On déplace les tubes progressivement, à l'endroit voulu. Le béton coule, sans trop nous fatiguer (il faut quand même l'étaler avec des râteaux, sans toucher aux régles qui se mettent parfois à flotter... des régles en acier auraient mieux tenues).


 


     

 


A gauche, on voit le mur couvert du gobetis, puis à droite, le mur recouvert de la couche de corps lissée et peinte avec un lait de chaux.

Conclusion : il y a toujours du salpêtre, surtout lorsque la température descend à 15°C ou en début d'été, lorsque l'humidité remonte, mais cela ne fait pas tomber les enduits/peintures. Le salpêtre réussi à traverser l'enduit ainsi que la peinture à la chaux, il apparaît et disparait comme il veut. Le tout devrait tenir plus d'une centaine d'année. Je crois que dans une cave, il faut éviter le placo (même hydrofuge) surtout si vous ne la chauffez pas... (et ça arrive forcément un jour). Cout total des travaux à la cave (avec pompe du puits, etc.) : 3 800€ et 1,5 an de boulot

 


LE PUITS

Dans notre rue (nommée "Louis Blériot" à Aussillon, maison en pierre datant de 1913), toutes les maisons ont hérité de ce puits d'environ 2 mètres de profondeur (je l'ai un peu creusé depuis). Peu de propriétaires l'utilisent, certains ont même été bouchés.

Ce puits alimente désormais le mitigeur de la cave (avec possibilité de basculer sur l'eau de ville), la machine à laver, les WC, le robinet extérieur du jardin, etc. (on voit aussi sur la photo ci-dessous à droite, au dessus du réservoir surpresseur, une sortie pour brancher un tuyau d'arrosage afin de purger en faisant monter la pression)

Un trop-plein (qui sert aussi à passer les tuyaux/cables) permet d'évacuer l'eau en cas de débordement du puits.


Tout est maintenant automatisé : dès que le puits est vide, le flotteur rouge au fond du puits (alimenté en 12v) n'est plus levé vers le haut, un relais coupe alors l'alimentation du moteur de la pompe (220v) et un autre relais alimente une électrovanne (en 12v, fonctionnant par inversion de polarités) qui ouvre l'eau de ville. Il y a aussi un disjoncteur thermique placé sur le moteur au cas où le moteur chauffe trop.



6 mois après : modif du schéma électrique :

Un jour, suite à une fuite dans le flotteur rouge, malgré le manque d'eau, le moteur de la pompe ne s'est pas arrêté. C'était déjà arrivé et le disjoncteur thermique placé sur le moteur avait bien fonctionné. Mais cette fois-ci, peut-être parce qu'il faisait froid dans la pièce, le moteur n'a pas chauffé assez et la pompe a continué à tourner dans le vide. Lorsque je m'en suis aperçu, le corps de pompe était monté à plus de 80°C (depuis, il y a une fuite au niveau de l'axe du moteur qui rentre dans la pompe et la pression maxi a diminué). Conclusion : IL FAUT METTRE UN DISJONCTEUR THERMIQUE SUR LE MOTEUR ET SUR LA POMPE (disjoncteur d'environ 50°C) ! (on en trouve dans les fers à repasser, bouilloires, cafetières, etc. mots clés : "protection thermique, interrupteur thermique, disjoncteur thermique")

J'ai ensuite abandonné les flotteurs (certains flottaient mal et restaient désenclenchés, les fuites dedans, etc.) en mettant à la place un "capteur d'eau" : transistor BD139 (ou BD137, face métallique à l'arrière, sur ce schéma) qui, dès que la base reçoit un très faible courant, enclenche un micro relais à "DIL" (voici la doc du D31A7110 ; le D31A7100 fonctionnera seulement à partir de 12,8v en alim ; essayer le D31A5... ou D31A6... ?). Si vous mettez un relais classique, ça ne marchera pas, car il demandera trop de courant.
Reste à voir si les électrodes dans le puits ne vont pas trop vite s'oxyder... (il faut bien éloigner les électrodes, sinon l'eau qui reste sur la surface suffit au contact électrique). Pour le moment, ça fonctionne très bien, même s'il y a des traces d'oxydation (il y a un très faible courant = électrolyse).
Autre problème, lorsque l'eau disparait du capteur au fond du puits, ce n'est pas toujours franc. Cela entraine parfois un état instable (eau - pas d'eau - eau - pas d'eau, etc.)
. J'ai donc ajouté un condensateur de 500µF sur le mini relais D31A7110.

Les protections thermiques à fixer sur les surfaces (pour le moteur dans les fentes d'aération et pour le corps de pompe, au fil de fer ; pas la peine de mettre de la pâte de contact thermique...) :

J'ai utilisé un genre de bouchon de feutre et du mastic silicon (mieux : combler le bouchon à l'epoxy, avec de l'alcool pour le liquifier). Les électrodes sont des "PIN" qu'on trouve sur les cartes mères d'ordinateur (ça s'oxyde et pour les prochaines électrodes, j'utiliserai des vis INOX). Deux PIN soudées ensembles en haut et deux PIN soudées ensemble en bas :

Schéma hydraulique :


Afin d'éviter toute pollution de l'eau du puits vers le réseau d'eau potable, il a été placé des clapets anti-retour aux arrivées d'eau de ville.

J'ai ajouté un compteur d'eau et un calculateur de consommation. Résultat : on doit tourner à 1 KW consommé pour 1 m3 utilisé ; soit 0,15 € (prix du KW/h) pour 2 € (prix du m3 d'eau) ; donc prêt de 2 € économisés à chaque m3. Ceci avec un surpresseur de 90L (qui diminue la consommation de courant).

La pompe est une vieille pompe achetée d'occasion à 150 € sur leboncoin.fr (ainsi que le filtre, etc.), auquel il faut ajouter env. 100 euros de frais divers (raccords laitons, tuyaux dans la maison, filtre, vannes, etc.). L'installation présente sera donc remboursée dans environ 6 ans.

Je crois qu'en achetant tout le matériel neuf, l'avantage financier n'y est plus..., et vous n'êtes pas près de rentabiliser les dépenses (c'est un peu comme le chauffe eau solaire s'il n'est pas utilisé pour le chauffage de la maison l'hiver...).

Avec une règle graduée
(goulotte électrique peinte)

Le bras (on éteint la lumière pour les petits enfants
qui pourraient faire des cauchemars)

 

 

Un autre montage, réalisé chez quelqu'un d'autre :

Le but était d'activer la pompe du puits automatiquement (comme ci-dessus), mais aussi de forcer le démarrage de la pompe vers les égouts si le puits déborde.

Par la suite, j'ai dû ajouter une résistance de 33K sur le relais du trop plein, car celui-ci resté collé en cas de fermeture/ouverture. Il faudrait aussi ajouter les diodes anti-parasite sur tous les relais (voir schéma du haut). Il faut aussi ajouter un condensateur de 500µF pour éviter les "clignotements" aux périodes où l'eau arrive de nouveau.

Juillet 2015 : les capteurs d'eau au fond du puits finissent toujours par s'oxyder (puis comme on fait passer un courant faible dedans, il y a électrolyse). Aucune étanchéité ne tient. J'ai donc remplacé les capteurs par un simple gros fil en cuivre plein dénudé (ne pas mettre un multi brins, car l'oxydation remonte), que je couperai de temps en temps (tous les 2-3 ans) au fur et à mesure de l'oxydation.

 


POULAILLER
Porte automatique anti-rats

 

Après 2 hivers envahis de rats (avec des pics d'une 20aine de rats, les poisons n'y faisaient rien), j'ai refait le toit des cabanons en enlevant la volige, en supprimant tous les passages possibles et en enduisant les murs de ciment (les rats réussissaient à faire des galeries dans les murs de pierres), puis peinture à la chaux (super économique et on ne peut plus écologique ; photo).

Ne reste plus qu'un seul accès à ce poulailler : la porte ! D'où l'idée d'une porte automatique qui se fermerait à la tombée de la nuit (les poules se couchent très tôt et ne sortent que lorsque la lumière est suffisante).


Il reste à mettre un carter sur le moteur, afin de le protèger des rats qui seraient coincés à l'intérieur (j'ai aussi mis une chaine pour eux).

 

Moteur de tourne broche, plaque d'aluminium. On peut voir aussi à droite de la porte un aimant de disque dur qui sert de serrure.

Au début, mal inspiré par une photo trouvée sur le web, j'ai utilisé des rails de tiroir à roulette. Il y avait du jeu, c'était lourd et la porte se bloquait facilement. J'ai donc modifié et fabriqué une porte en aluminium qui coulisse très facilement ; le moteur ne fait plus beaucoup d'effort.

L'idéal est d'utiliser un moteur de tourne broche (conso 1A / 2V, moins de 10euros sur leboncoin, on peut l'alimenter en 5v, demandez-moi si j'en ai encore).
Les moteurs avec réducteur style essui-glace, visseuse (4A / 5V) ou perceuse à batterie, consomment énormément d'énergie (dans les 10A / 12V) et vous obligent à brancher un gros transformateur en permanence (style alim de PC) = consommation en veille importante.
Pour éviter cette consommation de veille importante, utilisez un transfo moderne à découpage ou alors, brancher un circuit électronique monostable qui n'allumera le transfo qu'à chaque changement d'état du circuit détecteur d'obscurité : image. Circuits et explications sur le monostable : http://www.sonelec-musique.com/electronique_bases_monostables.html

Si vous avez besoin de plus de puissance, vous pouvez aussi réaliser un système avec deux réservoirs d'eau en équilibre suspendus à des cordes / poulies et une petite pompe qui va mettre l'eau d'un côté ou de l'autre afin de déséquilibrer le système et ouvrir la porte en tirant dessus (mettre de l'antigel avec l'eau). http://www.youtube.com/watch?v=2yw66qMy5QA

Le boitier final :

En apparent, j'utilise des câbles rigides (1,5mm) qu'un éventuel rat coincé à l'intérieur aura du mal à briser. N'oubliez pas de bien huiler les vis des borniers / dominos pour pouvoir encore les dévisser dans quelques années.

Explications : on commence par un LM 7805 pour avoir une tension régulée (vu la faible consommation, on pourrait d'ailleurs adapter ce système facilement sur des piles ou un petit panneau solaire). Afin de ne pas avoir de période indécise (porte qui s'ouvre ou qui se ferme sans arrêt) lorsque le jour se lève ou se couche, j'ai utilisé un célèbre NE555 (vous trouverez des tonnes de circuits de ce genre sur le web) monté en Timer. Lorsque la lumière augmente, la résistance de la LDR diminue, le transistor BC548 passe à la masse et déclenche le NE555. Le potentiomètre de 1M Ohms près de la LDR permet de régler la sensibilité lumineuse du déclenchement. Le potentiomètre de 1M Ohms au dessus du condensateur de 220 microFarads, permet de varier la durée du déclenchement (au moins 10mn). La diode juste avant le relais supprime les courants parasites créés par la bobine du relais. On place un capteur de butée (ou "fin de course") en haut de la porte, puis un en bas de la porte (système classique des volets roulants) ; fin de course qui s'ouvre lorsque la porte est dessus. J'ai ajouté une diode rouge sur le 7805, et une diode jaune sur la sortie du NE555 (broche 3) qui s'allume à l'image du soleil lorsqu'il y en a.
J'aurais pu aussi utiliser à la place du NE555 un ampli monté en comparateur à hystérésis (ou "trigger de schmitt") qui déclenche sur 2 seuils différents : voir le schéma électronique du panneau solaire à thermosiphon [à venir].

6 mois après : ça fonctionne bien. Juste 2 ou 3 fois, un des contacteur de fin de course a déconné, le moteur a forcé (sans rien casser) le LM 7805 a fortement chauffé et il s'est mis en sécurité. Il suffit de débrancher l'alimentation, attendre un peu que le LM7805 refroidisse, rebrancher et vérifier le bon fonctionnement (en général, ça refonctionne tout de suite).

Aout 2014 : le moteur ayant fini par cramé à cause du faux contact dans le fin de course du bas (très humide, cette zone), j'ai changé le moteur et intercalé un circuit pour réduire l'intensité délivrée au moteur, ce qui évitera définitivement qu'il ne crame s'il y a un blocage (il y a environ 1 ou 2 blocage par an, surtout si un gamin passe par là...) : attention au brochage du LM317

 

Mai 2015 : depuis que j'ai inséré le réducteur d'intensité (LM317), le système s'est bloqué 1 ou 2 fois (et je ne m'en rends compte que plusieurs jours après), mais rien a cramé. Donc le système est maintenant assez robuste.
Ce moi-ci, pour un ami, je le fais avec une carte Arduino UNO. Au niveau temps de réalisation, ça n'apporte pas grand chose (il n'y a que la partie NE555 qui disparait, il faut quand même réaliser l'alim, le réducteur d'intensité, les relais de controle du moteur, etc.). Mais avec l'Arduino, je peux utiliser des contacts magnétiques "ILS" beaucoup plus fiables que les contacts mécaniques.

Voici les schémas / photos :

,

Le programme ARDUINO (c'est du langage C++) : poulailler_fermeture_automatique_version005.ino

Attention de ne pas se tromper sur le brochage du LM317. L'alimentation est la même que d'habitude : un LM7805 + condensateur 100µF, et elle alimente aussi la carte Arduino. Je mets le capteur de lumière (LDR) dans une cartouche d'encre vidée. On peut mettre toute l'électronique dans une boite de dérivation électrique étanche. J'ai aussi mis un vernis spécial électrique pour protéger les composants de la carte Arduino.

 

Prochaine étape : essayer de faire un montage beaucoup plus simple avec un moteur pas à pas.

 

D'autres montages ici :

http://www.gallinette.net/forum/showthread.php?t=29011

http://forum.arduino.cc/index.php?topic=265520.0

 

 

 


Sur le même principe que la porte automatique du poulailler, j'ai réalisé une porte automatique de couche (ou petite serre) qui s'ouvre lorsqu'il fait trop chaud, avec une carte Arduino : [à venir...]

 


CHAUFFE EAU SOLAIRE

(pour l'eau chaude sanitaire, autrement dit "ECS")


(Le panneau du fond est celui du voisin)


J'ai ajouté un mirroir de récupération qui apporte quelques degrés à la mi-saison.

L'idée est venue en trouvant par hasard quelqu'un qui se débarrassait d'un vieux chauffe-eau solaire thermosiphon Giordano des années 80, pas loin de chez nous (10Km). Négocier à 100 euros, il faudra ajouter 60 euros de plexiglas très haute qualité (pour remplacer la vitre d'un des 2 panneaux) et env. 290 euros de tuyau cuivre (15m de 22mm) + raccords + 9 robinets + 2 grosses bobines d'étain + 4 cartouches gaz, etc. (et en faisant de la récup...). Ca nous fera donc un chauffe-eau solaire pour 450 euros env.

Voici le schéma :

Comme vous pouvez le voir sur le schéma ci-contre, il n'y a pas de circulateur et ce Chauffe Eau Solaire fonctionne en thermosiphon : l'eau chauffée dans les panneaux monte d'elle-même vers le réservoir qui doit être de 20 cm plus haut. Il s'agit d'un modèle extrêmement rustique.

Dans la cuve, il n'y a pas d'échangeur ; c'est l'eau de la maison qui passe dans les panneaux. L'inconvénient de ce système est que le réservoir est sur le toit (du garage pour nous) et qu'il faut le vider lorsque la température extérieure descend sous 0°C... D'où le robinet à l'extrême gauche du 1er panneau, avec la soupape "P". L'idéal avec les thermosiphons est de mettre la cuve dans les combles du toit.

On peut voir sur le schéma :
-
des robinets à chaque sorties de la cuve de manière à pouvoir intervenir sans vider la cuve ;
- un groupe de sécurité qui déclenche à 7 bars (dommage qu'il n'y en ait pas qui déclenche à 5 bars...) ;
- diverses vannes de vidange pour l'hiver (il faut vider tous les tuyaux...) ;
- un filtre à tamis qui bloque les boules d'étains, les morceaux de cuve rouillée, etc. ;
- un mitigeur thermostatique qui limite la température à 45° ;
- une vanne 3 voies (en réalité 2 vannes simple voie) qui envoie directement l'eau du chauffe eau solaire vers les robinets ou qui envoie l'eau du chauffe eau solaire vers la chaudière lorsque l'eau n'est plus assez chaude. Système automatique dont voici le schéma : schema LM311 ;
- à l'alimentation en eau froide du chauffe eau solaire, ne pas oublier le clapet anti-pollution qui évite aux éventuelles microbes du chauffe eau solaire de contaminer l'eau potable de la maison ;
- une vanne de vidange (en bas à gauche) qui va vers le puits de la maison afin de ne pas perdre l'eau de la cuve lorsqu'il gèle.


Photo des "doigts de gant" pour pouvoir installer les sondes de température au plus près de l'eau :

Je bloque la sonde (enduite de graisse thermique) avec des morceaux de mousse (tapis de camping) :

 

Je me suis amusé à faire un petit tableau avec un bouton (gris, en bas à droite) qui permet de se "balader" sur le schéma et d'afficher les températures aux endroits précis où la diode s'allume. J'ai utilisé des sondes LM35 branchées sur un voltmètre (sur le même principe que ici ou ici) :

 

En plein été, après le deuxième panneau, on monte à 80°C. Lorsqu'il n'y a plus de soleil, la réserve d'eau est suffisante pour 2 personnes durant 2-3 jours. Après, il faut remettre la chaudière gaz en marche.

Conseil de plomberie : laissez tomber le téflon, utilisé plutôt la filasse (de chanvre) avec la pâte GEB. Les joints de caoutchouc sont aussi plus efficaces que les joints en carton (mais peut-être moins durables ?). Nettoyez bien (lime, papier de verre puis paille de fer) et étamez bien vos raccords avant de souder. A la fin du montage (comptez une semaine de boulot), à la mise sous eau, j'ai eu 3 petites fuites, sur des raccords que je n'avais pas assez chauffé en soudant (c'était près du toit et je ne voulais pas le casser en chauffant) ; l'étain n'avait donc pas pénétré en profondeur.

Sur les premiers essais, j'avais branché la sortie chaude du chauffe-eau solaire sur l'entrée froide de la chaudière en me disant que ce serait l'installation la plus simple possible : la chaudière se mettrait en route pour compléter, seulement si l'eau du ballon solaire ne serait pas assez chaude. En réalité, la chaudière démarrait quand même régulièrement afin de garder à température sa réserve d'eau chaude. Il aurait fallu tirer de l'eau chaude toutes les 10mn pour faire venir de l'eau chaude du chauffe eau solaire et ainsi éviter que la chaudière ne démarre. Si j'éteignais la chaudière, lorsqu'on ouvrait un robinet d'eau chaude, on obtenait l'eau froide de la chaudière et il fallait attendre très longtemps avant d'avoir l'eau chaude du ballon solaire...
J'ai d'ailleurs découvert que beaucoup d'installations solaires fonctionnent ainsi... Si l'on ne tire pas régulièrement de l'eau, le chauffe-eau électrique - placé juste derrière en série - s'allume encore régulièrement et consomme du courant, même quand le ballon solaire, à côté, est à 70°C !

2 semaines après les premiers essais, à la suite d'une grosse averse de grêles (tous les étés par chez nous), il a fallu remplacer la vitre du 2ème panneau par du plexiglas (j'avais déjà refait le 1er panneau qui a bien tenu ; je ne comprends pas comment Giordano a pu mettre une vitre qui ne résiste absolument pas à la moindre grêle... image Ils se sont heureusement améliorés). Depuis que j'ai remplacé le verre (déjà fendu avant la grêle) par du plexiglas, l'eau n'a plus jamais dépassée les 75°C alors qu'elle atteignait 80°C (après le passage des 2 panneaux).
D'après ce que j'ai lu, il n'y a aucun intérêt à mettre du double vitrage : la réduction de lumière que cela entrainerait est plus pénalisante que la meilleure isolation.

Lave vaisselle : quitte à avoir de l'eau chaude gratuite, j'ai branché le lave vaisselle sur l'arrivée d'eau chaude (modèle Brandt Interaxio). Bilan : très faible réduction de consommation électrique (on passe de 1KW/120mn à 0,8KW/120mn ). Avec un programme plus court de 90mn, on passe de 1,2KW à 1,2KW...

Lave linge : comme le rinçage se fait mieux à l'eau froide, on ne peut pas envoyer uniquement de l'eau chaude à la machine (sans compter le problème qui se poserait avec les lavages à froid). Donc il faut, soit prendre une machine avec deux entrées (eau chaude + eau froide), soit installer un mitigeur thermostatique au dessus de la machine que l'on régle en fonction du besoin. Mais comme pour le lave vaisselle, il faut que le lave linge soit très proche du stock d'eau chaude pour en obtenir tout de suite.

Rentabilité : Ce système fonctionnera certainement du mois de mai à octobre. Pendant ce temps, on éteint la chaudière à gaz qui nous faisait l'eau chaude, on économise donc env. 5euros par mois (il faut quand même payer l'abonnement au gaz à 15euros/mois...), soit env. 25euros par an. A première vue, on va mettre une quinzaine d'années à rembourser une telle installation...! Comme c'est une installation extrêmement basique et résistante, elle risque de durer au moins une 20 aine d'années (l'épaisseur de la cuve a l'air surdimensionnée). Donc comparée à l'achat d'un chauffe-eau électrique (150euros) qui dure aujourd'hui 10 ans, la rentabilisation financière est possible. D'autre part, je crois qu'il ne faut pas calculer ce genre d'installation de manière financière, mais de manière écologique... Le coût financier de l'électricité nucléaire est extrêmement sous évalué comparé à toutes ses conséquences : les déchets pour les générations futures, le réel coût si l'on prend en compte le démantèlement et la recherche, les malades du nucléaire, coût extravagant des accidents (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima, etc.), etc.

Si un jour la cuve en acier de ce vieux chauffe-eau se perce, j'en profiterai pour faire le chauffage de la maison en partie à l'énergie solaire (et là, ça devient vraiment rentable économiquement !) :
- 5 à 7 panneaux sur le toit du garage et la façade de la maison (orientés plein sud, presqu'à la verticale, vers 70°-85°, pour éviter les surchauffes l'été) ;
- un gros réservoir dans la cave pour le chauffage de la maison l'hiver (800 L , qui chauffera d'ailleurs un peu la cave) ;
- un petit réservoir dans le garage pour l'été (je n'utilise alors plus le gros réservoir afin de garder la cave fraiche ; fraicheur qui monte les étages de la maison...) ;
La cuve, ou directement les panneaux, branchés en série sur les radiateurs de la chaudière au gaz.

A suivre...

Allez plus loin : Lire l'excellent livre "Installer un chauffage ou chauffe eau solaire" de P. Amet, G. Gourdon, Y. Guern, R. Jules, E. Marguet, F. Mykieta aux éditions Eyrolles.

Et le site de référence : www.apper-solaire.org

 

Réparation de vieux panneaux :

En prévision de ma future installation, toujours sur leboncoin, j'ai acheté pour 60 euros, 2 panneaux solaires de 2004 que le propriétaire allait jeter (!) ; il disait qu'ils avaient gelé (et il avait déjà jeté le reste de l'installation...!). Le matériel utilisé pour les soudures : bouteille propane, chalumeau propane Virax, baguettes cuivre RB4270 de Castolin (image), décapant 800. C'est beaucoup plus facile et fiable que la soudure à l'étain... A faire dans un local ventilé (j'ai eu des nausées dans le garage...) .

A la mise sous pression des panneaux (avec un simple compresseur) et en voyant les traces vertes d'oxydation sur les panneaux, je craignais de très nombreuses fuites. Finalement, il n'y avait que 3 fuites au niveau des raccords de tuyau (ils ont forcé sur le raccord mâle sans le tenir à la clé de 21...). Heureusement pour moi, car ça aurait été difficile de souder au milieu du panneau avec la tôle collée...


 

Le revêtement spécial du panneau est assez abimé. J'ai lu qu'il ne fallait surtout pas y mettre les doigts.

Le plus long fût le démontage et remontage des panneaux. Mettez un masque pour ne pas respirer trop de laine de verre (celle-ci est particulièrement poussiéreuse). J'ai fait coulisser la tôle en m'aidant d'aimants de disque dur d'ordinateur, pour la diriger vers la fente du profil d'aluminium (sans ça, c'était impossible).

 

Un pH bas signifie une eau acide (7 étant le neutre), un pH haut signifie une eau alcaline / basique. A Aussillon, on a 7,9 de pH (et dans les 15TH).
Les condensats d'une chaudière à condensation ont un pH autour de 4 (ce qui attaque un peu le béton et l'acier).

Pour les ballons d'acier, il faut mettre une anode et utiliser une eau contenant assez de minéraux (donc pas d'eau de pluie).

Lien vers document de l'apper :

Un article fort intéressant sur les différentes matières de cuve : http://blog.elyotherm.fr/2014/07/materiau-ballon-eau-chaude-acier-inox-cuivre.html

ou ici : http://www.nibe.fr/Produits/Pompe-a-chale-ur-aireau/Qualite-de-leau/

 

 

J'ai lu quelque part que les ballons en inox et acier brut se ressoudent facilement, mais que les ballons en acier émaillé n'était pas réparable. La cuve de mon précédent chauffe eau solaire thermosiphon Giordano (voir plus haut) était en acier non émaillé et avait probablement plus de 30 ans... Mais c'est cuve était très lourde ! Probablement beaucoup plus épaisse que ce qu'il se fait aujourd'hui.

 

Eviter les remous dans les ballon :

Exemple :

Un ballon contient 200 litres à 60°C. Un puisage de 100 litres est réalisé. Il contient donc encore 100 litres à 60°C et 100 litres à 10°. Il peut être utilisé valablement.

Si des tourbillons ont entraînés le mélange de l'eau, c'est 200 litres à 35°C qui seront présents... Aucune énergie n'est perdue, mais l'eau est "inutilisable". Un réchauffement sera nécessaire pour ramener l'eau à 60°C.

Cette situation (caricaturale) est surtout à éviter pour l'accumulateur électrique, car il appellera un appoint de jour, mais aussi pour un système traditionnel à eau chaude car il risque de relancer la chaudière suite au moindre soutirage.

 

 

Pour qu'une chaudière à condensation soit efficace, il faut que l'eau de retour soir inférieure à 55°C.

Réduction de la consommation électrique des chaudières individuelles (et principalement du circulateur)


A suivre...

 

 


Ouvrir un mur pour poser une FENÊTRE

 

J'ai commencé par tracer au crayon l'emplacement exact du trou de la fenêtre en m'aidant d'un niveau à eau pour les lignes horizontales :

On relève exactement la même hauteur des 2 côtés du mur ; hyper simple et précis (on enlève les bouchons rouges seulement quand les 2 tubes sont +/- à la même hauteur).

On peut se le fabriquer soi-même : http://www.axhignesse.be/page-constructions.html

Pour les verticales, j'ai utilisé le sol et les briques des portes fenêtres. A la fin, j'ai maxi 1 cm de décalage entre l'intérieur et l'extérieur, ce qui sera corrigé avec l'enduit final.

J'ai ensuite meulé ce contour tracé. J'obtiens ainsi un contour parfaitement délimité et propre. L'enduit actuel ne sera ainsi pas trop cassé en zigzag (de même que le plâtre côté cuisine) et je ne perds pas mes repéres de vue (car il va y avoir beaucoup de boue...).

L'échafaudage est indispensable, pas question de faire la suite du travail sur une échelle. Une astuce : lorsque c'est possible, placez des sceaux juste en dessous du chantier, ils se rempliront tout seul et vous gagnerez du temps.

Il existe plusieurs solutions pour poser un linteau :

- La plus rapide (si tout se passe bien) : on creuse l'emplacement du linteau sur toute la largeur du mur, puis on place le linteau (si le mur ne s'est pas écroulé entre-temps). Ca marche pour des ouvertures étroites.

- Un peu plus sécurisé (ce que j'ai fait) : on creuse sur la moitié du mur. On pose un "demi" linteau. Une fois la maçonnerie bien sèche, on creuse l'autre moitié du mur et on pose l'autre "demi" linteau. (notez que je n'ai pas acheté des "demi" linteaux, ceux du commerce font 20cm de large et mon mur fait 50cm) Cette méthode évite aussi le pont thermique (il est "cassé") habituel d'un linteau béton (un linteau en bois est meilleur pour l'isolation).

- la troisième et la plus sécurisante : on étaye au dessus du linteau pour supporter le poids du mur (ce que je ne pouvais faire, car pas assez de place à l'intérieur de la maison) : c'est indispensable pour les ouvertures très larges.

 

J'ai donc acheté dans le commerce 2 pré-linteaux de 140cm de Long x 20cm de large sur 5cm d'épaisseur (c'est pas très épais, mais c'est ce qu'ont mis des maçons pour placer une fenêtre de 65cm de large dans notre salle de bain...).
Normalement, comme leur nom l'indique, il s'agit de "pré-linteau", il faut couler au dessus un vrai linteau. Je vais pouvoir le faire dehors, mais pas à l'intérieur de la maison.

Le linteau doit dépasser d'au moins 20cm de chaque côté du futur trou (dans mon cas, si je fais plus, je touche aux piliers...).

 

Placement du premier pré-linteau : on creuse à la meuleuse (en faisant des tranches) et au burin + marteau. Je place le linteau de niveau (il suffit de prendre appui sur les contours meulés précédemment).

Je bourre le dessus avec du béton. J'y incère 2 grosses barres d'acier (12-14mm de diamètre) rouillées et courbées aux extrémités pour que le ciment adhère bien. Je coffre, en bouchant éventuellement les fuites au papier journal, et je continue le remplissage avec du ciment assez liquide ; en poussant avec une petite tige d'acier. Ainsi, je suis sûr que les pierres qui étaient dans le vide au dessus du pré-linteau seront soutenues.

 

 

Une dizaine d'heures après, je démoule et je gratte pour avoir une surface rugueuse qui permettra un bon accrochage de l'enduit de finition. On voit au passage que tous les recoins ont bien été comblés.

Puis je laisse sécher en profondeur pendant au moins 5 jours, largement le temps de faire la cabine intérieure...

 

LA CABINE

Pour éviter de détruire la cuisine (carrelage posé sur un parquet en bois...), j'ai mis dans l'ordre : un tapis, un matelas, une planche de bois, une bâche épaisse (qui ne va pas s'arracher à la première tombée de pierre).


Je scotche bien la bâche sur le mur pour que l'eau ne puisse pas passer par dessous :

Et par dessus, je mets une grande toile de tente récupérée à Emmaus (ils avaient perdu les piquets...).

On peut maintenant meuler les contours du futur trou, comme à l'extérieur.

 

Meuler fait beaucoup de poussière... J'ai donc bricolé un jet d'eau sur la meuleuse (jet d'un vaporisateur de jardinerie). Ca ne suffira pas, il y aura toujours de la poussière, mais ça refroidira bien la lame (au passage, laisser tomber les anciens disques et n'utilisez que des disques diamants, vous gagnerez du temps).

J'avais aussi projeté d'utiliser des jets de goutte à goutte, mais ceux
que j'avais n'étaient pas assez puissants (d'où le petit tuyau, photo de gauche).

Pour fixer la buse sur un raccord de plomberie classique, utilisez du téflon ou
de la chambre à air
(se trouve dans toutes les poubelles de marchands de cycles...).

Pour respirer dans la cabine (vite pleine de poussière au point de ne plus rien voir même avec un bon éclairage), j'ai adapté à mon masque à gaz (avec un bout de chambre à air autour du raccord laiton) un tuyau qui va prendre un air sain à l'extérieur.

Ca a vraiment bien marché (le masque à gaz ne fait pas de buée comme les lunettes/masques classiques et il est totalement hermétique).

A l'intérieur de la cabane, masque à gaz sur le nez, je meule les contours du trou ainsi que l'emplacement du pré-linteau.

Grace à une personne dans la pièce qui bouche les éventuelles fuites de la cabane, très peu de poussière arrive à sortir (pas de photo, pour pas abîmer l'appareil).

Avant d'en sortir, j'attends une dizaine de minutes, que la poussière soit bien retombée.

 

 

Le linteau extérieur bien sec, je peux continuer le trou, ce qui me permet de contrôler la bonne
correspondance entre les deux tracés, intérieur et extérieur (et s'était bon) :

On place le pré-linteau bien de niveau. Il n'y aura pas la place de couler
du ciment liquide dans un coffrage (j'ai une fausse poutre juste au dessus).
Je comblerai en lançant / poussant le ciment avec des pierres entre deux :

En cassant de la pierre, on apprend vite à trouver le sens des lames (couches successives qui les forment). Le plus problématique est lorsqu'on tombe sur une grosse pierre en granite... et les grosses pierres sont toujours les plus dures ! Parfois 2 heures pour une seule pierre (meule + marteau piqueur). Je fais attention de ne pas les désolidariser du mur, cela fragiliserait les piliers.

 

Le trou fini, on mouille le mur (plusieurs fois les heures précédentes) et on lance du ciment très liquide (espèce de soupe : le "gobetis") qui permettra aux couches suivantes d'adhérer :

Les plus grosses pierres serviront certainement à faire un muret ailleurs :

J'aurais pu aussi garder le sable et le trier/filtrer dans des tamis
plutot que de le mettre en déchetterie...

 


On ré enduit les murs à la truelle en ajoutant un peu de sable fin au mélange. On lisse à la taloche plastique pour la platitude, puis à la taloche éponge pour obtenir la même apparence de l'enduit partout (elle supprime les parties trop lissées par la truelle).

 

Pour l'enduit platre des angles, je vous conseille vivement cette truelle (2 euros sur une braderie), vous gagnerez énormément de temps :



Pour "casser" le pont thermique entre l'extérieur et l'intérieur, j'ai inséré des bandes de polystyrène.

Il aurait aussi fallu casser le pont thermique de l'enduit ciment des côtés, mais par facilité, je ne l'ai pas fait (et j'avais besoin de dur pour fixer la fenêtre).


(mousse expansée du haut, pas encore visible sur cette photo)

Derrière les moulures plastique de la fenêtre et sur les côtés, je remplis de polystyrène (récup sur les trottoirs).


(le flash fait une petite étoile, comme dans la pub...)

Le plus long dans ce travail est d'attendre que le ciment sèche, comme le platre et les différentes couches d'enduit.
Le plus dur est de meuler/briser les grosses pierres.
L'ouverture proprement dite n'a pris que 2 jours et le reste quelques semaines.

Le coût : env. 15€ de sable + ciment (6€) + gravier + 30€ x 2 de linteau + 40€ d'appui de fenêtre + 6€ les 8 parpaings pour l'échaffaudage + l'usure du disque diamands, platre, etc. =
dans les 150 euros. (et 130€ de fenêtre)

 


Volet roulant VELUX

 

Après avoir refait le toit avec une isolation extérieure, il devenait utile de poser des volets roulants pour améliorer l'isolation des velux. Pour bien garder la chaleur de la maison, il fallait un système automatique consommant très peu d'énergie en veille (donc sans les télécommandes, à 85€ l'unité...). Le vendeur du volet roulant, même après s'être renseigné auprès d'un "spécialiste", nous certifiait qu'il était impossible de commander les volets roulants velux autrement qu'avec les télécommandes. En réalité, par défaut, les volets SSL sont commandables par une simple inversion des polarités de l'alimentation 24v, ceci tant qu'aucune télécommande n'a été branchée. Si une télécommande a été utilisée, pour remettre le volet roulant en commande "inversion de polarité", il faut appuyer sur la touche "reset" du boitier KUX100, et lorsque le volet bouge, débrancher le KUX100 du secteur.

Voici mon montage final :

On peut aussi utiliser un télérupteur classique 220V, en le branchant juste avant l'alim 24V. La prise programmateur ("Prog" sur le schéma) s'enclenche 5mn le matin et 5mn le soir (ainsi l'alimentation 24V reste éteinte la plupart du temps). Sur la 2eme photo ci-dessous, on voit que j'ai mis de la colle (chaude) sur les bornes 220V par sécurité ; tout le reste est en 24V. Sur la première photo, on voit au dessus du tableau, l'interrupteur poussoir qui permet d'activer les volets manuellement (en shuntant le programmateur et en alimentant directement l'alim 24V).

 

La carte électronique qui se trouve dans le rouleau du volet velux, juste derrière le moteur :

Photo plus proches : maison_velux_carte_elect2.jpg - maison_velux_carte_elect3.jpg

Il n'y a pas de contact de fin de course. Le volet s'arrête automatiquement lorsqu'il touche quelque chose qui le bloque. Il y a comme un ampéremètre sur la carte électronique qui signal au processeur une augmentation de la consommation moteur et donc le stoppe.

A voir aussi, un bon montage en enlevant la carte électronique velux : http://forum.apper-solaire.org/viewtopic.php?f=40&t=8750

http://www.apper-solaire.org/Pages/Electronique/Electro/Modification%20volet%20Velux%20sans%20la%20commande%20KUX100/index.pdf

 


CHAUFFAGE AU BOIS
(je mets ici un résumé de tout ce que j'ai lu / entendu sur le sujet.
Dont beaucoup dans le livre "Poêle à accumulation" de Vital Bies et Marie Milesi)

BOIS SEC :

Le bois utilisé doit être très sec (au moins 2 ans de séchage, entreposé en quinconce, à l'abris de la pluie et dans un endroit bien aéré). S'il n'est pas assez sec, ça fait beaucoup de fumée blanche (vapeur d'eau) et un petit sifflement ; et surtout : l'eau contenu dans la bûche demandera de l'énergie pour sa transformation en vapeur, énergie qui sera perdue et ne vous chauffera pas ...
Avec des bûches humides, la combustion étant moins performante, elle devient aussi plus polluante et encrasse le conduit de fumée.
Il est aussi déconseillé de mettre des bûches trop froides dans le foyer, ça le refroidit et diminue le rendement.
Utilisez de préférence des petites bûches fendues (pas de gros morceaux. Plus les morceaux de bûches sont fins, plus ils sont bien secs à coeur).
Essayez d'utiliser du bois local afin de limiter la pollution par les transports.

Valeur énergétique du bois :
Les meilleurs : les feuillus durs (chêne, charme, orme, hêtre, frêne, érable, châtaignier, robinier, fruitier)
moyens : les feuillus tendres (aulne, bouleau, peuplier, saule, tremble)
les moins bons : les résineux (sapin, épicéa, douglas, pin maritime, pin sylvestre).

LE TIRAGE :

D'une manière générale, plus le conduit des fumés monte haut, plus le tirage est fort (si le votre n'est pas bon, il suffit de remonter la cheminée au dessus du toit. Mais il existe aussi des espèces de ventilateurs/aspirateurs que l'on pose en haut de la cheminée).
C’est la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur qui crée le tirage : avec 5°C extérieur et 10°C à l’intérieur, le tirage est moins bon qu’avec 5°C ext et 15°C intérieur. Si la maison devient plus froide que l'extérieur, vous pouvez avoir un refoulement des fumées dans la maison...
Dans les poêles de masses, où on utilise les fumées pour chauffer les masses qui accumulent la chaleur (briques réfractaires, béton réfractaires, etc.), on se sert d'effet physique comme le "tube Venturi" ou du refroidissement soudain des fumées par parois métalliques (ce qui entraine une décompression) pour les diriger.

Exemple d'utilisation des fumées pour chauffer une maison avec un poêle de masse (cette réalisation est extrêmement complexe, voir utopique, à moins d'utiliser des moteurs électriques... pas très écologiques) :


(si vous avez lu la partie panneau solaire du site, vous remarquerez sur ce dessin que le panneau solaire est mal orienté)

 

LES ETAPES DE LA COMBUSTION DU BOIS :

Lorsqu'on insère une bûche, celle-ci va rapidement sécher, puis commencer à se consumer. La pyrolyse / gazéification décompose les molécules complexes : on obtient alors 85% de gaz (les flammes) et 15% de charbon de bois (les braises). L'enjeux est donc d'utiliser au mieux les gaz (et fumées). On insère de l'air "secondaire" (de l'oxygène) qui permet la combustion de ces gaz :

 

On voit sur ce poêle Jotul F3, les gaz qui brûlent avec l'air secondaire, faisant des flammes dans l'air, sans être rattachées à du bois qui brûle :

 

 

La plupart des poêles utilisent la combustion montante, mais il en existe d'autres types :

 

Vidéo d'une flamme inversée : http://www.youtube.com/user/Nanan451?feature=watch

 

DEMARRAGE TOP-DOWN :

Cette nouvelle méthode d’allumage du feu permet de réduire sensiblement les émissions de polluants durant la combustion. Le bois brûle progressivement du haut vers le bas. Par rapport à l’allumage par le bas cette combustion se déroule plus lentement et peut mieux être contrôlée durant toute la durée du processus. Les gaz résiduels se retrouvent dans la flamme incandescente et sont presque entièrement brûlés.
Le feu est allumé en haut et brûle vers le bas, comme pour une bougie !

Vidéo de démonstration : http://www.energie-bois.ch/le-bois-energie/allumage-le-bon-depart.html

Document explicatif : http://www.energie-bois.ch/fileadmin/user_resources/publications/315_AllumageBonDepart_combSuperieur_F.pdf
(ou ici : 315_allumagebondepart_combsuperieur_f.pdf )


http://laterreneuvane.over-blog.com/article-25057754.html

Longue discussion : http://forums.futura-sciences.com/habitat-bioclimatique-isolation-chauffage/263264-allez-montre-moi-topdown.html

 

EVITER DE METTRE DES BUCHES AU MILIEU D'UN CYCLE :

On déconseille de remettre des bûches tant que la première fournée n'est pas totalement terminée. En ouvrant la porte, vous refroidiriez la chambre de combustion (les portes pleines - sans vitre - sont d'ailleurs plus performantes) et cette bûche froide consommerait de la chaleur pour se chauffer et se mettre à brûler : chaleur qui ne serait donc plus renvoyée dans la pièce.
Il faut attendre lorsqu'il n'y a presque plus de braises et remettre d'un coup plusieurs bûches (ou seulement 2 petites s'il fait déjà trop chaud dans la pièce, mais pas une seule car elle ne chauffera pas suffisamment le foyer et brulera mal) qui formeront une "2ème fournée", qu'on laissera se consumer tranquillement jusqu'à la fin. Avec une température du foyer encore assez haute, quelques minuscules braises suffisent à démarrer la nouvelle fournée.

Lorsqu'on a décidé d'éteindre le poêle, on ouvre toutes les arrivées d'air (primaire et secondaire) afin de monter en température le foyer et de brûler correctement le reste des braises jusqu'à leur fin.

Pour ne pas trop polluer tout au long du processus, il faut essayer d'avoir de bonnes flammes en jouant aves les arrivées d'air (les flammes c'est le gaz qui se consume). Souvent lorsqu'il n'y a plus que des braises, on est d'ailleurs obligé de rouvrir les arrivées d'air (primaires et secondaires).


Les poêles en céramique sont performants pour stocker la chaleur, mais aussi pour transmettre leur chaleur grâce aux surfaces très lisses.


Le top du confort (car moins de convection et une diffusion plus lente de la chaleur) ce sont les poêles de masse. Leur rendement peut atteindre 95%. La chaleur des fumées est parfois fortement récupérée :

 

Tout ceci à lire dans l'excellent livre : "Poêle à accumulation" de Vital Bies et Marie Milesi (fourni avec un manuel d'auto-construction).

Allez plus loin : Principe de fonctionnement du poêle de masse : http://www.poeleco.fr/fonctionnement.html

N'oubliez pas aussi de limiter le chauffage... Des collants sous le pantalon, un bon gros pullover, un bonnet, une écharpe et un petit verre de boisson chaude (thé, maté) lorsque vous avez froid, suffisent à vous réchauffer dans une pièce à 15-16°C.
Les manuels d'éducation ménagère indiquaient en 1936 que 16°C était une température maximale à ne pas dépasser sous peine de "complications physiologiques" !

Chauffer à 22°C au lieu de 21°C nécessite 7 à 14 % d'énergie en plus ! (source : ADEME)

Une baie vitrée performante de 3m² orientée plein sud = un radiateur de 1000W pendant 375 heures (ce type d'information fait dire qu' "une baie vitrée au sud remplace un radiateur et la même baie au nord nécessite un radiateur supplémentaire").

1 m² de double vitrage de base laisse fuir, quand il n'est pas ensoleillé directement, dix fois plus de calories qu'un m² de mur bien isolé.

 

 


De nombreux rapports et réflexions sur la réduction de la consommation énergétique dans les batiments : http://www.enertech.fr/


MattMonc, (page commencée en janv 2013)

 

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